Jeunes Écrits #1 – Éléonore, Léonore et Léo : « Y être pour pouvoir partager ce message d’amour et de tolérance »

Eléonore interprête Léonore dans la pièce Léo et Juliette, texte de Catherine Behnamou, mis en scène par Jean-Claude Gal dans le cadre du festival La Cour aux Ados #3. La jeune comédienne livre ici le témoignage de son expérience. 
Léonore est une jeune fille qui se considère comme un garçon.
Elle cherche à s’affirmer en tant que tel aux yeux des autres tout au long de la pièce. Cette affirmation extérieure va passer à la fois par son désir de s’appeler Léo et la volonté de jouer le rôle de Roméo. Le personnage de Léo permet de mettre en lumière le fait que le plus dur pour certains n’est pas tant de savoir qui l’on est, mais de le dire et d’être accepté en tant que tel par les autres. 
Pour moi, interpréter Léo est un véritable challenge, car c’est un personnage aux antipodes de ce que je suis.
Durant la pièce Léo va également se révéler au travers d’une histoire d’amour inattendue. La naissance de cet amour est originale car elle va être entremêlée avec l’histoire d’amour des personnages de Shakespeare.
Ainsi, on assiste dans la pièce à un Léo courageux, osant s’affirmer néanmoins sans quelques moments de doutes.
Pour moi, interpréter Léo est un véritable challenge, car c’est un personnage aux antipodes de ce que je suis. C'est là tout l’enjeu ! Et j’en suis très ravie. 

 

 

      Je pense que la réussite de cette pièce repose beaucoup sur la solidité du groupe que nous formons avec les autres jeunes. En effet, je suis arrivée en cours de route dans cette aventure et j’y ai découvert un groupe soudé et plein d’entrain, toujours bienveillant et s’entraidant. Je suis si heureuse de faire partie de cette aventure avec eux. D’autant plus que nous avons tous l’envie commune de réaliser au mieux ce beau projet. 
Lorsque l’on a appris le confinement, nous étions à quelques semaines de la représentation. Nous étions en train de « peaufiner » nos personnages et la mise en scène pour le festival. Cela a donc était frustrant que tout cela s’arrête. Néanmoins, personnellement, je profite de ce temps qui nous a été imposé pour travailler d’avantage mon texte. Le point positif dans tous cela, c’est que l’on reviendra encore plus motivé que jamais.
Même si aujourd’hui encore nous ne savons pas précisément quand nous allons pourvoir jouer cette pièce, j’ai qu’une hâte : y être pour pouvoir partager ce message d’amour et de tolérance.

Témoignage Eléonore Casimir - Photo Régis Nardoux - mars 2020