La rubrique de Marie H. – 2 // notes sur la préparation du festival La Cour aux ados #2 du 4 au 8 avril 2017

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Photo de répétition Théâtre du pélican Losqu'au petit matin aprut l'aurore aux doigts de rose Sabine Tamisier mars 17
Photographie de Régis Nardoux

Pour cette deuxième semaine de répétition du Théâtre du Pélican, la Cour des Trois Coquins accueille de nouveau l’atelier Ulysse (texte de Sabine Tamisier : Lorsqu’au petit matin parut l’aurore aux doigts de rose), tandis qu’à l’Espace Nelson Mandela débutent les répétitions de l’atelier Hackers. Celui-ci correspond à la création du texte Défense d’entrer, de Henri Bornstein. Il est interprété par 8 jeunes comédiens âgés de 16 à 19 ans, et mis en scène par Jean-Claude Gal et Thierry Robert.

La présence, les images et le jeu sont les maîtres mots de cette semaine pour la mise en scène du texte de Sabine Tamisier. Il s’agit de trouver une complicité, un amusement qui permet aux comédiens de fournir un jeu plus sincère, plus vivant et plus communicatif. Faire sauter les dernières barrières d’inhibition pour pouvoir travailler sur des petits détails, mais qui ont toute leur importance : l’énergie, le regard, le sourire, la conviction… il s’agit d’un grand investissement de la part de tous pour atteindre cette cohésion, mêler à la fois lâcher prise et concentration. La musique a également fait son apparition avec notamment une chanson finale… !

De leur côté, les comédiens de l’atelier théâtre Hackers s’attardent davantage sur le mouvement, sans en oublier le jeu bien entendu ! Ainsi, cette mise en scène comporte beaucoup de déplacements, à la fois des comédiens, mais aussi, et surtout, des décors : elle possède un grand impact visuel. Une structure, composée de six blocs, est aménagée pour chaque scène selon un schéma bien particulier. Cette structure est, par ailleurs, le support de vidéos grâce à l’utilisation de la technique du mapping (dispositif utilisé pour projeter un contenu visuel adapté sur tout ou partie d’un objet). Ces projections permettent d’inclure visuellement le contexte de chaque tableau. Certaines de ces vidéos ont été tournées la semaine dernière à la Cour des Trois Coquins : il est question de théâtre d’ombres (procédé également utilisé dans une scène de l’atelier Ulysse) ! La présence des jeux de lumière est aussi un point important de cette mise en scène. Cela complète la dramaturgie en permettant à chacun un éclairage cohérent avec les scènes jouées.

L’utilisation de jeux d’improvisation est très présente et permet d’enrichir le jeu des comédiens : il s’agit d’assumer chaque mots et chaque gestes réalisés. De plus, les metteurs en scène mettent

Répétition Théâtre du pélican défense d'entrer d'Henri Bornstein mars 2017
Photographie de Régis Nardoux

l’accent sur le fait de styliser les mouvements pour leur donner plus d’ampleur, d’impact, voire même d’humour ! Certains passages possèdent même des éléments que l’on peut qualifier de chorégraphiés. La musique, et autres éléments sonores, qui accompagnent cette mise en scène ajoute du volume et permet une mise en condition plus simple et plus directe à la fois pour les comédiens et pour le public.

Le rapport à l’espace et au public est toujours prédominant et permet d’optimiser la justesse et l’authenticité du jeu des comédiens, ainsi que la valeur morale, presque philosophique du texte : notamment la notion de censure de la solitude et de l’amour. Tout ceci donne une dynamique et des contrastes très surprenants que l’on a hâte de faire découvrir lors des représentations !

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